L’année démarre sur les chapeaux de roue pour les marchés, avec une abondance de nouvelles et de discussions à l’échelle mondiale. Dans cette édition, nous passons en revue les principaux thèmes économiques, les enseignements tirés du Forum économique mondial de Davos et la manière dont notre approche d’investissement disciplinée est conçue pour naviguer dans un environnement en constante évolution.
Les sujets abordés
- Nos observations
- Conjoncture économique actuelle
- Notre stratégie d’investissement
- Rappels importants
Nos observations
Les marchés ont amorcé l’année en composant avec un flux constant de manchettes géopolitiques et liées aux politiques publiques. Des événements tels que le regain d’implication des États-Unis au Venezuela, les tensions entourant l’Iran et diverses discussions stratégiques peuvent entraîner une volatilité à court terme. Toutefois, leur impact économique se manifeste généralement de façon graduelle dans le temps.
La leçon demeure claire : les marchés réagissent souvent rapidement aux manchettes, mais la performance à long terme repose avant tout sur les fondamentaux économiques et les bénéfices des entreprises, et non sur les cycles de nouvelles à court terme.
Forum économique mondial de Davos
Le récent Forum économique mondial de Davos a réuni des dirigeants politiques, des banquiers centraux et des chefs d’entreprise afin de discuter des priorités économiques mondiales. Bien que les sujets abordés aient été nombreux, le ton général s’est voulu mesuré et non alarmiste.
Mark Carney a livré un discours réfléchi, clair et très concret sur l’évolution de l’ordre mondial. Il a mis l’accent sur la nécessité d’une coopération entre les puissances intermédiaires, sur la résilience économique, la planification à long terme et la collaboration entre les gouvernements et le secteur privé. Plutôt que de s’attarder au bruit politique à court terme, il a souligné que les pays et les entreprises qui investissent dans la productivité, l’innovation et la stabilité financière seront les mieux positionnés pour les années à venir.
Il a également averti que le système traditionnel de gouvernance mondiale fondé sur des règles est en transformation, décrivant l’époque actuelle comme une période où les pays doivent activement façonner des partenariats constructifs plutôt que de s’appuyer sur d’anciennes certitudes. Enfin, Mark Carney a insisté sur l’importance de la résilience et des partenariats, plaidant pour des cadres communs en matière de sécurité et de croissance économique.
Les perspectives économiques
Croissance stable, risques en modération
Les perspectives de croissance mondiale se sont légèrement améliorées. Le Fonds monétaire international prévoit désormais une croissance du PIB mondial d’environ 3,3 % en 2025 et 2026, soutenue par le ralentissement de l’inflation, l’amélioration des chaînes d’approvisionnement et la poursuite des investissements en intelligence artificielle (IA).
Le Canada devrait figurer parmi les économies avancées affichant une croissance relativement plus rapide, avec une croissance du PIB d’environ 2 % en 2026, tandis que la croissance américaine est projetée à environ 2,4 %. Cela dit, la croissance demeure inégale. Les sondages auprès des entreprises canadiennes continuent de refléter une certaine prudence en matière d’embauche et d’investissement, en particulier dans les secteurs sensibles au commerce, et les ménages restent attentifs à la sécurité d’emploi et aux niveaux d’endettement.
Inflation, taux d’intérêt et bénéfices
L’inflation poursuit sa tendance à la baisse, offrant davantage de flexibilité aux banques centrales. Au Canada, une inflation près de la cible permet à la Banque du Canada d’adopter une approche patiente, avec des taux d’intérêt qui devraient demeurer relativement stables à court terme. Aux États-Unis, les marchés anticipent des baisses modestes des taux au cours de la prochaine année, en fonction de l’évolution de l’inflation et des données économiques.
Notre stratégie d’investissement
Notre approche demeure investie, diversifiée et disciplinée, avec un accent sur les objectifs à long terme plutôt que sur le bruit des marchés à court terme.
Le cycle actuel d’investissement en intelligence artificielle diffère des précédents boums technologiques. Il est principalement mené par de grandes entreprises bien établies, telles que Microsoft, Google et Nvidia, toutes détenues dans nos portefeuilles, disposant de bilans solides et d’une forte génération de liquidités. Bien que nous continuions de surveiller certains risques, notamment la capacité des investissements en IA à générer les rendements attendus ou les contraintes liées aux infrastructures, les fondations financières de ce cycle sont plus solides que lors des épisodes passés.
Des rendements modérés et durables en perspective
En regardant vers l’avenir, le scénario de base de notre stratège prévoit des rendements boursiers modérés en 2026, soutenus par:
- Une poursuite de l’expansion économique sans récession
- Une croissance des bénéfices positive, bien que plus modérée
- Un assouplissement graduel de l’inflation et des taux d’intérêt
Les périodes de volatilité, en particulier lors des années électorales, sont normales. Historiquement, ces replis ont souvent été suivis de reprises, ce qui rappelle l’importance de rester investi plutôt que de tenter de synchroniser le marché.
Accent sur la qualité et la résilience
Au sein des portefeuilles, nous continuons de privilégier:
- Des entreprises de grande qualité, dotées de bilans solides et de bénéfices fiables
- Une diversification entre les catégories d’actifs, les secteurs et les styles d’investissement
- Des entreprises ayant un pouvoir de fixation des prix et une capacité d’exécution éprouvée dans des environnements incertains
Des sociétés telles que Procter & Gamble (mentionnée dans notre plus récente publication de Nos titres dans les nouvelles), Couche-Tard et Colgate-Palmolive illustrent le type de résilience que nous recherchons: des bénéfices constants et le maintien de parts de marché grâce à la solidité opérationnelle plutôt qu’à la spéculation.
Bien que les manchettes et l’incertitude politique puissent entraîner des fluctuations à court terme, les fondamentaux économiques et les bénéfices des entreprises demeurent favorables. Notre priorité est de vous accompagner afin de rester investi dans des conditions de marché changeantes grâce à une stratégie disciplinée et à long terme.
Notre philosophie

« Si vous n’avez pas de place à la table, vous êtes au menu. »
— Mark Carney, Forum économique mondial de Davos 2026
Rappels importants
Nous profitons de l’occasion pour vous rappeler qu’il est temps de cotiser à vos REER, CELI, CELIAPP et REEE. La mise en place de cotisations automatiques constitue l’une des meilleures disciplines d’épargne, car elle favorise la croissance à long terme. Elles peuvent être programmées dans tout type de compte, selon le montant et la fréquence souhaités.
- REER : La date limite de cotisation pour l’année fiscale 2025 est le lundi 2 mars 2026.
- CELI : Le nouveau droit de cotisation pour l’année 2026 est de 7 000 $, portant le droit de cotisation total depuis 2009 à 109 000 $.
- CELIAPP : Le droit de cotisation est de 8 000 $ par année, jusqu’à un maximum à vie de 40 000 $.
Comme toujours, nous demeurons à votre disposition pour répondre à vos questions.
Benoit Legros, B.A.A., CIM, FCSI
Gestionnaire principal de portefeuille et conseiller en gestion de patrimoine