2026 – Se préparer aux marchés, pas tenter de les prédire

26 janvier 2026 | Patrimoine familial Di Iorio


Partager

Chaque mois de janvier, le monde financier publie ses prévisions. Croissance économique. Taux d’intérêt. Gagnants et perdants des marchés.

Puis, le janvier suivant, en regardant en arrière, on se rappelle toujours la même réalité : les prévisions font de bons titres… mais rarement de bonnes stratégies d’investissement.

Depuis quelques années, nous avons volontairement évité de publier des prédictions audacieuses.

Nous avons plutôt mis l’accent sur l’éducation financière, l’analyse des données, et une réflexion différente sur le risque, les occasions et le comportement des investisseurs.

Ainsi, plutôt que de tenter de prédire ce que feront les marchés en 2026, nous préférons encore une fois partager quelques attentes générales, appuyées par l’histoire.

1. Ce sur quoi tout le monde s’entend est souvent faux

Le consensus est rassurant. Mais il est aussi, bien souvent, déjà pleinement intégré dans les marchés.

Voici quelques opinions largement répandues que nous entendons actuellement :

  • Éviter les actions américaines en raison de l’incertitude politique
  • Le dollar perdra son statut de monnaie de réserve mondiale et sera dévalué
  • Les marchés internationaux devraient surperformer, car les États-Unis ont trop dominé

L’histoire raconte une autre version.

  • Sur les 100 dernières années, les actions américaines ont surperformé la majorité des marchés développés, malgré les cycles politiques, les guerres, les récessions et les crises.
  • Le dollar américain a été déclaré « mort » à de nombreuses reprises, et demeure pourtant la principale monnaie de réserve mondiale.

Les marchés intègrent le consensus bien avant qu’il devienne évident.

2. Le temps ne met pas fin aux marchés haussiers

On entend souvent que les marchés sont dus pour une correction après plusieurs années de hausse.

Mais ce n’est pas ainsi que fonctionnent les marchés.

  • Depuis 1950, le S&P 500 a connu plusieurs périodes de 4 à 5 années consécutives de rendements positifs.
  • Les marchés haussiers ne prennent pas fin à cause de leur âge, mais plutôt en raison de déséquilibres excessifs, de conditions financières trop restrictives ou de ralentissements économiques.

La durée d'un marché haussier n'est pas un facteur de risque. Ce sont les fondamentaux et la liquidité qui le sont.

3. La volatilité va augmenter — tout dépendra de votre réaction

Avec les tensions géopolitiques, les élections, les changements de politiques monétaires et les avancées technologiques, la volatilité est presque inévitable.

  • Les investisseurs les plus performants comprennent que la volatilité n’est pas l’ennemi, mais une source d’occasions.
  • Historiquement, les périodes de forte volatilité ont souvent offert d’excellents points d’entrée à long terme.

Le véritable différenciateur en 2026 ne sera pas la direction du marché, mais le comportement des investisseurs.

4. Le consensus sur l’inflation sera probablement encore erroné

L'an dernier, nous avions adopté une position à contre-courant, prévoyant une baisse de l'inflation plus rapide que prévu. Cette prévision s'est avérée juste. Consultez notre article du début de 2025 ici.

Aujourd'hui, le discours dominant est que l'inflation est « résistante » et restera structurellement élevée pendant une période prolongée.

L'histoire incite à la prudence face à ce type de discours.

  • L'IPC américain a culminé à plus de 9 % en 2022 avant de chuter de façon assez spectaculaire en 18 mois.
  • Les prévisions d'inflation à long terme (seuil d'inflation à 10 ans) restent ancrées autour de 2 à 2,5 %, ce qui suggère que les marchés ne croient pas à une inflation galopante.

L'inflation est cyclique et influencée par les chaînes d'approvisionnement, la démographie, la technologie et les politiques publiques. Les facteurs structurels déflationnistes comme l'IA, l'automatisation et le vieillissement de la population sont toujours bien présents.

5. Le leadership des marchés va continuer de s’élargir

  • Après une période dominée par les grandes sociétés de croissance, nous observons déjà un élargissement du leadership des marchés.
  • Historiquement, les marchés plus diversifiés offrent davantage d’occasions aux investisseurs disciplinés.

En conclusion : suivre le statu quo ne mène nulle part

Les marchés intègrent rapidement ce qui est évident, et récompensent ceux qui sont positionnés pour ce qui vient ensuite.

C’est pourquoi notre approche ne repose pas sur les réactions aux nouvelles, mais plutôt sur :

  • La construction de portefeuilles résilients
  • Un équilibre entre un portefeuille « noyau » discipliné et une portion « exploration » visant la création d’alpha
  • La préparation à plusieurs scénarios, plutôt que de miser sur un seul
  • Former nos clients à devenir de meilleurs investisseurs, capables de réagir de manière réfléchie et non émotionnelle.

L’année à venir apportera son lot de surprises, c’est toujours le cas. Notre rôle n’est pas de les prédire, mais d’y être prêts.

Si vous souhaitez discuter de notre positionnement dans un contexte de marchés plus diversifiés et d’un environnement macroéconomique en évolution, n’hésitez pas à nous contacter. Nous serons toujours heureux de vous expliquer notre réflexion.