Le tour du monde en 80 secondes

12 février 2026 | Le Conseiller - hiver 2026


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Canada

L’économie n’a pas entamé les derniers jours de 2025 avec fracas, mais dans un murmure ; le PIB du troisième trimestre et les emplois à la fin de l’automne s’étant raffermis (de sept. à oct. = +181 000) malgré la modération de la croissance de l’emploi en décembre (+8 000). L’inflation globale est restée faible et à l’intérieur de la fourchette cible de la Banque du Canada, mais les hausses de prix ont été inégales : les prix de l’énergie ont baissé, mais ceux des denrées alimentaires ont augmenté. Les droits de douane ciblés sur les importations américaines d’aluminium, d’acier, de bois d’œuvre et d’automobiles en provenance du Canada, à des taux allant jusqu’à 50 %, ont eu des répercussions négatives réelles et considérables sur ces segments de l’économie. Sur le plan positif, le Canada a été largement protégé de la politique américaine de droits de douane sur les marchandises grâce aux protections prévues par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM). Toutefois, les États-Unis ont avisé le Canada et le Mexique de leur intention de renégocier l’accord, ce qui crée un risque réel et significatif en 2026. Entre-temps, le gouvernement Carney continue d’encourager les investissements directs étrangers au Canada tout en s’efforçant de lisser les relations fédérales-provinciales et d’abaisser les barrières commerciales entre les provinces, afin de diversifier son économie et réduire sa dépendance à l’énorme marché américain. Les actions canadiennes ont atteint des sommets historiques à la fin de l’année. L’indice composé S&P/TSX a gagné près de 30 %, porté par la montée en flèche des secteurs de la finance (banques), des matières (or, argent, cuivre) et de l’énergie (pétrole, gaz).

États-Unis

La plus grande économie mondiale a enregistré une forte croissance au troisième trimestre (taux annualisé de 4,3 %) et l’on s’attend à une croissance de 5,4 % au quatrième trimestre. Cela terminerait une année contrastée, mais solide pour l’économie. Toutefois, les données sur l’emploi ont continué de s’assombrir, l’emploi non agricole n’ayant que modestement augmenté en novembre. Il est important de noter que, compte tenu de l’arrêt des activités gouvernementales pendant une durée record à l’automne dernier, de nombreuses statistiques économiques pourraient faire l’objet de révisions éventuellement prononcées. Un scénario inhabituel « pas de pertes d’emplois, pas de croissance de l’emploi » semble s’être imposé. En effet, l’embauche stagne, car les employeurs hésitent face à l’énorme incertitude causée par les politiques commerciales et tarifaires de l’administration américaine et leurs retombées réelles et potentielles. La Réserve fédérale américaine (Fed) a de nouveau abaissé son taux directeur de 0,25 % lors de la réunion de fixation des taux du Comité fédéral de l’open market en décembre, l’année se terminant sur une réduction de 0,75 % par rapport au début de l’année. Toutefois, la banque centrale continue d’agir avec prudence, car les craintes liées à une inflation obstinément élevée et en (lente) hausse demeurent une question importante tandis que l’augmentation des prix découlant des droits de douane et des autres politiques commerciales pèse sur le portefeuille des consommateurs. L’économie en « K », caractérisée par la hausse du revenu et du patrimoine pour les Américains du décile supérieur (la partie supérieure du K) et une tendance contraire pour les 90 % restants, devient de plus en plus prononcée, ce qui entraîne des changements dans les habitudes d’achat et une disparité de richesse de plus en plus large. Les marchés américains ont connu une autre excellente année, bien qu’ils soient à la traîne de nombreux grands marchés mondiaux, favorisés par les baisses de taux de la Fed, les investissements massifs dans l’IA et les prévisions de hausse des bénéfices des sociétés.

Europe

Le continent a continué d’afficher une croissance modeste, mais on s’attend toujours à ce qu’il termine l’année 2025 sur une note positive, avec un PIB en hausse d’un peu plus de 1 % dans la zone euro. Les prévisions générales de croissance pour 2026 reflètent à peu près la même chose. L’emploi est resté un point positif dans la région, bien que les pertes d’emploi causées par l’IA soient de plus en plus préoccupantes. Les droits de douane des États-Unis ont nui aux exportations dans l’ensemble de la région, mais la modération de l’inflation et la perspective d’une fin du conflit en Ukraine laissent espérer des jours meilleurs. La conjoncture économique a permis à la BCE d’abaisser les taux, ce qui a réduit les coûts d’emprunt et le fardeau de la dette. L’activité manufacturière a chuté vers la fin de l’année, tout comme les achats des fabricants, ce qui est un signe inquiétant pour l’économie. En revanche, les actions européennes ont connu une excellente année et plusieurs bourses européennes ont surpassé les rendements de l’indice américain S&P 500. Les actions de la région représentent une solution intéressante si la reprise des bénéfices s’accélère et les valorisations commencent à refléter l’amélioration des données fondamentales.

Asie

La plupart des économies asiatiques ont affiché une croissance solide en 2025, malgré les bouleversements provoqués par la refonte des politiques commerciales de la nouvelle administration américaine. Toutefois, un léger ralentissement est attendu en 2026, car le fléchissement du commerce mondial, attribuable aux politiques tarifaires des États-Unis, pourrait pénaliser les exportations. La demande intérieure reste toutefois vigoureuse dans un contexte d’assouplissement de la politique monétaire. L’inflation demeure généralement maîtrisée, ce qui donne aux banques centrales la latitude nécessaire pour réduire les taux d’intérêt au besoin. On s’attend de plus en plus à ce que les flux d’exportation se dirigent vers d’autres pays que la Chine (p. ex., le Japon, Taïwan, la Corée du Sud), alors que les deux puissances mondiales se disputent le contrôle de l’économie et la suprématie de l’IA. L’économie de la Chine a continué de se raffermir, quoique cette progression soit davantage attribuable aux interventions du gouvernement qu’à la demande naturelle des consommateurs et des entreprises. Le pays a largement échappé à l’incidence des droits de douane américains grâce à ses efforts pour diversifier ses marchés d’exportation, mais son économie continue de se replier, car elle arrive à maturité après une période de forte croissance.

Marchés émergents (ME)

Les rendements des ME ont été contrastés en 2025. Les craintes d’un fort ralentissement économique lié aux politiques commerciales et tarifaires des États-Unis ne se sont pas concrétisées, car ces pays se sont révélés plus résilients que prévu. L’Inde a montré des signes d’essoufflement, mais elle est probablement restée le moteur de la croissance des marchés émergents en 2025. Dans l’ensemble, les prévisions pour ces pays font état d’une croissance du PIB inférieure à leur moyenne annuelle combinée de plus de 4 % en 2025. La faiblesse du dollar américain pourrait continuer de soutenir la croissance des marchés émergents et fournir à leurs banques centrales des occasions d’assouplir leur politique monétaire, deux conditions favorables à la croissance des entreprises grâce à la baisse du coût du service de la dette et aux nouvelles occasions de financement des investissements.


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