Pour démarrer l’année du bon pied, Jeremy Richardson analyse les répercussions que la vague Omicron a eues sur les marchés boursiers mondiaux à la fin de 2021 et qui annonçaient une hausse de la volatilité pour le début de 2022. (en anglais seulement)
Durée : 5 minutes 07 secondes
Afficher la transcription et Déclarations
Bonjour. Merci de vous joindre à nous. Je m’appelle Selina Lu et je suis membre de l’équipe Actions asiatiques RBC. Aujourd’hui, je suis en compagnie de Maya Funaki, notre gestionnaire de portefeuille au Japon.
La décarbonisation est amorcée dans toute l’Asie et, en ce qui concerne le Japon, elle soulève de nombreux points de discussion. Dans la vidéo d’aujourd’hui, nous parlerons de l’avantage concurrentiel du Japon en matière de technologies renouvelables. Cette longueur d’avance pourrait aider le pays à surmonter les défis uniques de sa transition vers la carboneutralité.
Maya, pourriez-vous nous donner un aperçu des initiatives en cours au Japon ?
Avec plaisir. En 2020, le Japon a annoncé qu’il visait la neutralité carbone pour 2050. Le pays est actuellement le cinquième émetteur de gaz à effet de serre en importance au monde. Or, le gouvernement s’est fixé comme objectif de réduire les émissions de 46 % par rapport aux niveaux de 2013 d’ici 2030.
Avec des cibles aussi ambitieuses, on peut se demander comment le Japon entend réaliser un cycle positif de croissance économique et de protection de l’environnement. Pour y parvenir, il a établi 14 objectifs qui se répartissent en trois catégories : les secteurs liés à l’énergie ; les secteurs liés aux transports et à la fabrication ; et les secteurs liés aux résidences et aux bureaux.
À notre avis, la hausse des investissements de l’État, des entreprises et des ménages devrait modifier le bouquet énergétique du Japon au cours des prochaines années. Le gouvernement estime que les investissements totaliseront quelque 290 000 milliards de yens, créant des occasions environnementales pour environ 18 millions de personnes, soit 14 % de la population.
Selina, je crois que vous êtes la mieux placée pour expliquer en détail comment le Japon pourra diminuer ses émissions.
D’accord. Comme la plupart des investisseurs le savent, le Japon a longtemps misé sur l’énergie nucléaire. Mais depuis l’accident survenu à la centrale de Fukushima en 2011, le Japon produit plus d’électricité à partir de combustibles fossiles.
En fait, la part du nucléaire dans la production annuelle d’électricité est tombée de 30 % à moins de 7 %. Les centrales à charbon représentent maintenant 30 % du bouquet énergétique, soit une augmentation de 5 % par rapport à 2010.
La situation du Japon est différente de celle des autres marchés développés : comme son potentiel d’énergie renouvelable est plus faible, il dépend davantage des combustibles fossiles. Par exemple, ses eaux côtières profondes compliquent la construction d’éoliennes en mer, tandis que son terrain montagneux limite l’espace disponible pour les parcs éoliens et solaires. Par conséquent, l’énergie éolienne en mer est considérée comme essentielle afin de réduire la dépendance aux combustibles fossiles, de même que l’hydrogène, l’ammoniac et les technologies de captage et de stockage du carbone.
Le secteur de l’électricité est la principale source d’émissions du Japon ; il était responsable de 37 % des émissions en 2018. Cependant, l’industrie génère 23 % des émissions totales du Japon et les transports, 18 %.
La plupart des efforts visant ces grands émetteurs sont financés par le gouvernement. Maya, pourriez-vous nous parler des engagements du secteur privé ?
Les initiatives en matière de durabilité sont appuyées non seulement par le gouvernement, mais aussi par plus de 50 entreprises du secteur privé, qui ont signé la déclaration du RE100, un engagement mondial à utiliser uniquement de l’électricité produite à partir de sources renouvelables. Après les États-Unis, c’est le Japon qui compte le plus grand nombre de sociétés signataires.
Les entreprises japonaises font également figure de chefs file mondiaux relativement aux recommandations du Groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques (GIFCC). À compter d’avril 2022, les sociétés cotées sur le marché primaire de la Bourse du Japon seront tenues de publier des renseignements conformes aux recommandations du GIFCC ou à un cadre équivalent.
Grâce à l’ensemble de ces initiatives, le Japon mène le bal sur le plan des technologies renouvelables. Par exemple, le pays est celui qui a présenté le plus grand nombre de demandes de brevets internationales relativement aux énergies renouvelables. De 2010 à 2019, il a déposé 9 394 demandes de brevets pour des technologies portant sur les énergies solaire, éolienne et géothermique, et sur les piles à combustible. Il a également demandé un nombre inégalé de brevets pour les technologies de batteries, soit environ un tiers du total mondial en 2018. Ce n’est pas tout : le Japon figure dans le peloton de tête dans la course à l’économie de l’hydrogène.
Merci, Maya. Compte tenu de sa situation complexe, le Japon est beaucoup plus tributaire des technologies coûteuses dont nous avons parlé que les autres marchés développés. En outre, on ne sait pas encore si le pays voudra redémarrer et accroître son parc de centrales nucléaires.
Enfin, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs de l’économie, il faudra accroître l’efficacité énergétique, en innovant ou en remaniant la structure industrielle, ce qui nécessitera des investissements massifs.
L’objectif de décarbonisation du Japon offre aux entreprises japonaises l’occasion de devancer leurs concurrents à l’échelle mondiale, et de mettre au point des technologies et des modèles d’affaires qui assureront leur prospérité dans un monde carboneutre. C’est une tendance que nous sommes prêts à appuyer en saisissant les occasions de placement que nous espérons voir émerger dans cette région, tout au long de la transition vers la carboneutralité.
Merci de votre attention. Ne manquez pas notre prochaine discussion sur la décarbonisation.
RBC GMA est la division de gestion d’actifs de Banque Royale du Canada (RBC) qui regroupe RBC Gestion mondiale d’actifs Inc., RBC Global Asset Management (U.S.) Inc., RBC Global Asset Management (UK) Limited, RBC Global Asset Management (Asia) Limited et BlueBay Asset Management LLP, qui sont des filiales distinctes mais affiliées de RBC.
Au Canada, ce document est fourni par RBC Gestion mondiale d’actifs Inc. (y compris par PH&N Institutionnel), qui est régie par chaque commission provinciale ou territoriale des valeurs mobilières auprès de qui elle est inscrite. Aux États-Unis, ce document est fourni par RBC Global Asset Management (U.S.) Inc., un conseiller en placement agréé par le gouvernement fédéral. En Europe, ce document est fourni par RBC Global Asset Management (UK) Limited, qui est agréée et régie par la Financial Conduct Authority du Royaume-Uni.
Vous trouverez des précisions sur RBC GMA au www.rbcgam.com.
Ce document n’a pas été revu par une autorité en valeurs mobilières ou toute autre autorité de réglementation et n’est inscrit auprès d’aucune d’entre elles. Il peut, s’il est approprié et permis de le faire, être distribué par les entités susmentionnées dans leur territoire respectif.
Tout renseignement prospectif sur les placements ou l’économie contenu dans le présent document a été obtenu par RBC GMA auprès de plusieurs sources. Les renseignements obtenus de tiers sont jugés fiables, mais ni RBC GMA, ni ses sociétés affiliées, ni aucune autre personne n’en garantissent explicitement ou implicitement l’exactitude, l’intégralité ou la pertinence. RBC GMA et ses sociétés affiliées n’assument aucune responsabilité à l’égard des erreurs ou des omissions.
Les opinions contenues dans le présent document reflètent le jugement et le leadership éclairé de RBC GMA, et peuvent changer à tout moment.
Ces opinions sont données à titre indicatif seulement et ne visent pas à fournir des conseils financiers ou liés aux placements et ne doivent pas servir de fondement à de tels conseils. RBC GMA n’est pas tenue de mettre à jour ces opinions.
RBC GMA se réserve le droit, à tout moment et sans préavis, de corriger ou de modifier ces renseignements, ou de cesser de les publier.
Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs. Comme toutes les stratégies de placement, celle-ci comporte un risque de perdre la totalité ou une partie du montant investi. Les rendements estimatifs indiqués, le cas échéant, sont présentés à titre indicatif seulement et ne constituent en aucun cas des prévisions. Les rendements réels pourraient être supérieurs ou inférieurs à ceux indiqués, et pourraient varier considérablement, surtout à court terme. Il est impossible d’investir directement dans un indice.
Certains énoncés contenus dans ce document peuvent être considérés comme étant des énoncés prospectifs, lesquels expriment des attentes ou des prévisions actuelles à l’égard de résultats ou d’événements futurs. Les énoncés prospectifs ne sont pas des garanties de rendements ou d’événements futurs et comportent des risques et des incertitudes. Il convient de ne pas se fier indûment à ces énoncés, puisque les résultats ou les événements réels pourraient différer considérablement de ceux qui y sont indiqués en raison de divers facteurs. Avant de prendre une decision de placement, nous vous invitons à prendre en compte attentivement tous les facteurs pertinents.
® / MC Marque(s) de commerce de Banque Royale du Canada, utilisée(s) sous licence.
© RBC Gestion mondiale d’actifs Inc., 2021