L’arrivée d’un nouveau-né est une des choses les plus merveilleuses qui peut arriver dans la vie d’un individu. On pense souvent à planifier l’arrivée d’un bébé en achetant couches, ameublements, vêtements et accessoires en tout genre. Un des éléments qu’on peut parfois négliger est le financement des futures études du nouveau-né.
Pourtant, un placement dans un Régime enregistré d’épargne-études est très avantageux. En souscrivant à un REÉÉ, vous pouvez reporter l’imposition de tous les intérêts, dividendes, gains en capital et subventions gouvernementales qui peuvent croître à l’intérieur du régime. De plus, grâce aux rendements cumulés, vous pouvez épargner une somme considérable avant de devoir commencer à retirer les revenus accumulés, sans parler des subventions qui procurent des rendements très attrayants.
Ce mois-ci, j’ai donc décidé de faire un tour d’horizon des faits importants à savoir concernant le REÉÉ.
Quand débute et quand termine un REÉÉ ?
Vous pouvez ouvrir un REÉÉ dès que le bénéficiaire choisi obtient un numéro d’assurance social, nécessaire à l’ouverture du régime. Le REÉÉ doit être fermé au plus tard à la fin de son 35e anniversaire.
Qui peut être souscripteur et bénéficiaire ?
Dans un REÉÉ familial tel qu’offert par RBC Dominion valeurs mobilières, les bénéficiaires doivent être liés par les liens du sang ou de l’adoption à chacun des souscripteurs. Seuls les neveux et nièces ne peuvent être bénéficiaires d’un régime familial. À titre d’exemple, vous pouvez désigner vos enfants, vos petits-enfants, vos frères et vos sœurs à titre de bénéficiaires.
Coût des études postsecondaires
Selon le Baromètre Universitas de 2019, il en coûterait 35,518$ pour deux années de cégep et 99,000$ si on y ajoute trois années d’université, logement inclus, selon des données de 2017[1]. Il va sans dire qu’avec l’inflation, le coût de cinq années d’études postsecondaires pour un enfant né en 2019 devrait être de plus de 130,000$ en 2036[2].
Les subventions
Au Québec, il existe deux types de subventions pour le REÉÉ. La première est la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE), qui verse l’équivalent de 20% des cotisations versées dans l’année à un REÉÉ, pour un plafond cumulatif de 7,200$ par bénéficiaire. La deuxième est l’Incitatif québécois à l’épargne-études, qui elle offre une somme correspondant à 10% des cotisations versées. Le montant total cumulatif pour l’IQEE pouvant être accordé est de 3,600$ par enfant. Il est à noter qu'il existe également des subventions supplémentaires pour les familles ayant un revenu moins élevé.
Cotisations permises
La limite annuelle des cotisations permises pour maximiser ses subventions est de 2,500$. Donc, si dès la première année de naissance du tout-petit, vous versez 2,500$, le fédéral et le provincial verseront un total de 750$ dans le régime. Vous vous assurez donc d’un rendement minimal de 30% dès que vous cotisez à votre REÉÉ. Il est à noter que le plafond cumulatif à vie des cotisations par bénéficiaire est de 50,000$. Même si seulement le premier 36,000$ permet de maximiser les subventions, il est plus qu’intéressant de cotiser le 14,000$ restant pour bénéficier du report d’impôt sur les revenus de placements. Vous pouvez même le faire dès l’ouverture du compte, pour maximiser la période de report d’impôt sans vous priver des subventions annuelles.
Pour terminer, si vous désirez ouvrir un REÉÉ ou obtenir de plus amples informations, n’hésitez pas à communiquer avec moi au 418-527-2909.

Nancy Jobin
Conseillère associée
[1] Baromètre Universitas 2019. Le REEE progresse parmi les sources de financement des études postsecondaires des jeunes Québécois [en ligne]. Disponible sur : https://universitasstorage.blob.core.windows.net/media/2572/barometre2019.pdf?mode=pad&rnd=132101850280000000
[2] Avec une augmentation annuelle de 1.7%, tel qu’utilisée dans l’étude.