En Amérique du Nord, la semaine dernière fut écourtée par la fête du Canada et le Jour de l’Indépendance aux États-Unis, dont les célébrations ont détourné l’attention de certains investisseurs. Le coronavirus, lui, a continué de se propager. Fait étonnant, les marchés mondiaux ont fait preuve de résilience face à cette recrudescence. Voici notre résumé de la situation.
Le point sur la COVID-19
Le nombre quotidien de nouveaux cas demeure généralement stable ou en baisse dans certaines régions du monde, notamment au Canada, dans plusieurs pays d’Europe de l’Ouest et en Chine. Dans ces régions, les autorités ont réussi leur pari jusqu’à maintenant : les sociétés et les économies se sont adaptées en toute sécurité à la nouvelle réalité, et même si le virus reste présent, il est maîtrisé.
Ailleurs dans le monde, la situation demeure beaucoup plus difficile. Des tendances préoccupantes se maintiennent dans plusieurs régions d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, au Moyen-Orient, dans certains pays d’Afrique et dans de vastes pans de l’Asie du Sud et du Sud-Est. Cela dit, c’est aux États-Unis qu’on observe la dégradation la plus troublante. Il y a une semaine à peine, le pays comptait pas loin de 35 000 nouveaux cas par jour en moyenne, presque deux fois plus qu’il y a un mois. Le chiffre a encore grimpé cette semaine, dépassant largement le cap des 50 000 nouveaux cas par jour. Face à cette situation, de nombreux États ont dû freiner le déconfinement. Dans certains cas, ils ont rétabli des restrictions et exigé le port du masque. Nos analystes croient que d’autres mesures du genre s’imposeront au cours des prochaines semaines.
Une économie en plein essor… pour l’instant
Étant donné l’évolution inquiétante de l’épidémie dernièrement, on aurait pu croire que les marchés mondiaux réagiraient négativement. Pourtant, ce ne fut pas nécessairement le cas. En fait, les marchés ont mieux résisté qu’à l’émergence du virus il y a quelques mois. Pourquoi ?
Plusieurs raisons expliquent ce phénomène : l’effet de surprise de la maladie s’est estompé ; les travaux et les progrès sur le plan des vaccins et des traitements sont importants ; les autorités sont mieux préparées pour aider leurs populations les plus vulnérables ; la probabilité d’un confinement total a reculé, et les gouvernements ont débloqué des montants substantiels qui, dans une certaine mesure, donnent du répit aux entreprises et aux consommateurs. Cela dit, nos analystes croient que l’un des facteurs les plus importants est l’essor continu de l’économie. Cette semaine, les États-Unis ont annoncé la création de plus de 4,7 millions d’emplois en juin, qui s’ajoutent aux 2,7 millions créés en mai. Par contre, l’emploi demeure nettement inférieur à ce qu’il était avant la pandémie, puisque les États-Unis ont perdu plus de 20 millions de postes entre mars et avril. Toutefois, la tendance s’est infléchie par rapport au début de l’année. De plus, les données sur l’activité manufacturière de juin publiées cette semaine pour les États-Unis, le Canada, l’Europe et la Chine montrent que le pire est sans doute derrière nous pour l’instant.
On peut maintenant se demander si la reprise se poursuivra sans stimulation. Nos analystes croient qu’il est trop tôt pour se prononcer, tout particulièrement dans le contexte de recrudescence du virus aux États-Unis. De plus, ils ne sont pas convaincus de la pertinence de cette question pour le moment, compte tenu des mesures sans précédent adoptées par les gouvernements à l’échelle mondiale. À l’instar du Canada il y a quelques semaines, les États-Unis devraient négocier, puis mettre en œuvre de nouvelles mesures de relance, qui consisteraient à prolonger des programmes de soutien aux entreprises et aux chômeurs. Ce faisant, le gouvernement rassurerait les investisseurs tout en donnant un peu plus de temps à l’économie pour se remettre d’aplomb.
Nous sommes conscients de la nécessité des mesures de relance à ce stade-ci. Cependant, nous attendons avec intérêt le moment où elles ne seront plus requises et où les principaux facteurs d’une croissance économique durable à long terme, à savoir une population en santé, des entreprises libres d’exercer leurs activités et des consommateurs prêts à dépenser, seront bien en place.
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