Mises à jour bimensuelles – 13 février 2026

13 février 2026 | Ping Yu Ni


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Chers lecteurs,

 

Les marchés financiers continuent de composer avec les forces concurrentes des bénéfices des sociétés, de la confiance des investisseurs et des données économiques. Nous présentons nos points de vue sur la récente volatilité des titres technologiques, le marché canadien de l’emploi et l’évolution de la dynamique politique au Japon.

 

Stress technologique

 

L’intelligence artificielle (IA), un facteur clé des tendances boursières, a récemment été une source de volatilité. Dans l’ensemble du secteur des technologies, les préoccupations à l’égard des perturbations liées à l’IA et les attentes grandissantes de rendements tangibles des dépenses en IA ont entraîné de fortes fluctuations des cours boursiers aux États-Unis et au Canada.

 

Au sein des grandes sociétés technologiques, un petit groupe de sociétés dominantes a représenté une part disproportionnée des gains du marché au cours des dernières années. Les dépenses en immobilisations consacrées aux infrastructures d’IA de ces sociétés se sont poursuivies à un rythme exceptionnel. À mesure que les investissements augmentent, toutefois, les investisseurs font preuve de plus de discernement et mettent davantage l’accent sur la façon dont et le moment où ces investissements se traduiront par des bénéfices. Malgré l’incertitude à court terme, ces sociétés demeurent généralement robustes sur le plan financier, soutenues par des bilans riches en liquidités, une production fiable de flux de trésorerie et des modèles d’affaires durables.

 

Dans le secteur des logiciels, le déploiement rapide d’outils d’IA plus performants a accru la surveillance des perturbations concurrentielles, ce qui a exercé des pressions à la baisse sur les cours boursiers, même pour les sociétés dont les bénéfices ont été positifs au cours de la dernière période de publication des résultats. L’incertitude quant à l’incidence que l’IA pourrait avoir sur les marges bénéficiaires, les barrières à l’entrée et l’intensification de la concurrence a fortement pesé sur la confiance. Même si les valorisations reflètent maintenant une partie de ce risque de perturbation et que les récentes pressions de vente des titres technologiques semblent plus dictées par la confiance que par les données fondamentales, il faudra probablement un certain temps aux sociétés de logiciels pour rétablir la confiance des investisseurs à l’égard de la résilience à long terme de leurs activités.

 

Nous demeurons optimistes à l’égard du thème de l’IA à long terme, mais nous reconnaissons que les technologies transformatrices entraînent souvent des périodes de volatilité et d’incertitude élevée.

 

Marché canadien de l’emploi

 

L’économie canadienne a perdu 25 000 emplois en janvier, ce qui représente la première baisse en cinq mois, après une forte progression de l’emploi l’automne dernier. La faiblesse a été concentrée dans le secteur manufacturier de l’Ontario, un segment particulièrement exposé à la politique commerciale des États-Unis. Malgré les pertes d’emplois, contre toute attente, le taux de chômage est passé de 6,8 % à 6,5 %, en grande partie parce que moins de gens cherchaient activement du travail. Fait encourageant, le découragement des travailleurs est demeuré minime, ce qui donne à penser que le nombre moindre de chercheurs d’emploi reflétait des facteurs démographiques plutôt qu’une détérioration des conditions économiques. De plus, les pertes d’emplois en janvier sont attribuables aux postes à temps partiel, tandis que les postes à temps plein et le nombre total d’heures travaillées ont tous deux grimpé, ce qui indique une demande constante de main-d’œuvre.

 

Même si les pertes d’emplois et la baisse du chômage en parallèle peuvent sembler déroutantes, cette dynamique pourrait devenir plus courante en 2026. La croissance démographique du Canada a fortement ralenti, car le gouvernement a réduit ses cibles d’immigration, le nombre de seulement 5 000 personnes en janvier représentant un creux record. Cette baisse, conjuguée aux départs à la retraite continus, fait en sorte que moins de travailleurs entrent sur le marché du travail, ce qui signifie qu’il faut moins de gains d’emplois pour maintenir le taux de chômage stable. Le résultat pourrait être un marché de l’emploi qui semble morose sur le plan des données globales, mais qui demeure fondamentalement solide.

 

Le catalyseur électoral du Japon

 

Le marché boursier japonais s’est redressé cette semaine à la suite de la victoire décisive de la première ministre Sanae Takaichi aux élections éclair de la fin de semaine dernière. Le Parti libéral-démocrate (PLD) a obtenu une majorité qualifiée en gagnant 316 des 465 sièges à la Chambre basse du Parlement. Ce résultat électoral devrait entraîner une plus grande stabilité et clarté politique, ce qui donnera un coup de pouce supplémentaire aux actions japonaises, ainsi qu’une solide croissance des bénéfices des sociétés et des progrès continus à l’égard des réformes favorables aux actionnaires. De plus, ce résultat a des répercussions positives sur la confiance des marchés mondiaux, étant donné qu’à l’échelle mondiale, le Japon est le deuxième marché boursier développé en importance et la cinquième économie en importance.

 

Points à retenir

La récente volatilité des marchés dans les secteurs liés aux technologies souligne l’incertitude des investisseurs entourant la monétisation de l’IA et le potentiel de perturbation des modèles d’affaires établis. Bien que la confiance à court terme demeure fragile, nous croyons qu’une approche de placement rigoureuse axée sur la qualité et la diversification demeure bien adaptée pour composer avec ce contexte.

 

Nous demeurons à l'écoute.

 

Gestion Privée de Patrimoine Roy