Canada
Les répercussions potentielles et réelles d’une guerre commerciale avec les États-Unis – le plus important partenaire commercial du pays – ont freiné les dépenses des consommateurs et des entreprises et ont engendré une grande incertitude quant aux mesures commerciales préjudiciables que la plus grande économie du monde pourrait ou non adopter à l’avenir. La croissance économique est restée modérée pendant la seconde moitié du premier trimestre, le PIB et l’emploi affichant peu de signes de redressement après avoir montré quelques lueurs d’espoir à la fin de 2024. Les dépenses ont grimpé en flèche à la fin de l’année dernière, alors que les Canadiens se sont précipités pour acheter des véhicules, mais même le congé de TPS n’a pas réussi à soutenir l’élan des ventes au détail au premier trimestre, en raison des inquiétudes croissantes liées aux droits de douane. Les craintes entourant les répercussions d’une guerre commerciale ont pesé sur les actions canadiennes. L’indice composé S&P/TSX est entré en territoire de correction (une correction correspond à une baisse de 10 % ou plus, mais de moins de 20 %, par rapport au sommet historique d’un indice boursier), tout en conservant une avance sur l’indice S&P 500 cette année, grâce à sa sous-pondération des actions technologiques américaines, qui ont soudainement chuté. Malgré la forte hausse de l’inflation des prix à la consommation en février, la Banque du Canada continue de réduire les taux d’intérêt pour stimuler la croissance économique, tout en espérant compenser l’incidence présumée d’un conflit commercial.
États-Unis
Les politiques commerciales de la nouvelle administration Trump ont ébranlé les marchés boursiers et obligataires. Les répercussions des droits de douane proposés, reportés et effectivement imposés aux principaux partenaires commerciaux des États-Unis (Canada, Mexique, Chine) et, depuis le 2 avril, aux autres pays du monde, ont semé la confusion chez les entreprises et les consommateurs. Le manque de clarté quant aux intentions et à la stratégie du gouvernement a assombri les perspectives économiques. De nombreuses entreprises ont donc réduit leurs dépenses. Il est difficile de prévoir l’ampleur des effets de la guerre commerciale menée par le gouvernement, mais les marchés ont horreur de l’incertitude, si bien que les principaux marchés boursiers américains ont reculé et sont entrés en territoire de correction, voire en territoire baissier pour l’indice NASDAQ et l’indice Russell 2000 (un marché baissier correspond à une perte de 20 % ou plus par rapport au sommet historique du marché), mettant ainsi fin à l’ascension apparemment illimitée des actions technologiques américaines. Compte tenu de la persistance d’une inflation élevée, supérieure à sa cible, et de l’incertitude quant à l’incidence de toute guerre commerciale, la Réserve fédérale américaine a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique, tout en maintenant ses anticipations de deux nouvelles baisses du taux des fonds fédéraux d’ici la fin de l’année.
Europe
La région continue de montrer des signes de reprise naissante après avoir connu des années de croissance inférieure à la normale. Les principales économies affichent une activité positive, et le taux de chômage de la zone euro est à son plus bas niveau en 25 ans. Toutefois, ces signes de reprise sont fragilisés par les droits de douane que les États-Unis ont récemment menacé d’imposer à l’Union européenne (UE) et à d’autres pays non membres de l’UE, de même que par le risque de guerre commerciale mondiale. Après deux ans de contraction économique, l’Allemagne a affiché une croissance faible, mais positive, au dernier trimestre, et son nouveau gouvernement a promis d’effectuer une quantité énorme de dépenses (et d’emprunts) pour relancer l’économie. Le continent est toujours affligé par la guerre en Ukraine, mais l’espoir est qu’un cessez-le-feu sera décrété dans les prochains jours ou les prochaines semaines, ce qui laisse entrevoir un possible retour à la normale dans la région. La Banque centrale européenne poursuit son assouplissement monétaire étant donné que l’inflation s’est modérée après avoir été maintenue à la hausse par l’augmentation des prix de l’énergie. On s’attend à ce qu’elle continue de réduire les taux d’intérêt en 2025. Les marchés européens ont profité de la volatilité négative accrue des marchés américains et ont produit des rendements relativement supérieurs. Le Royaume-Uni montre également des signes de croissance soutenue du côté de l’emploi et de l’économie, mais comme l’inflation demeure élevée, la Banque d’Angleterre a interrompu les baisses de taux pour l’instant.
Marchés émergents
Parmi les pays émergents les plus susceptibles d’être touchés par une guerre commerciale menée par les États-Unis, c’est le Mexique qui devrait subir le plus grand choc. Le pays risque fort de connaître une récession au cours des prochains mois, selon l’issue des mesures commerciales américaines. Les prévisions de croissance des autres pays émergents sont plus stables, notamment celles de la Chine, où les perspectives pour 2025 ont été revues à la hausse de quelques dixièmes (à 4,6 %), malgré les droits de douane de 145 % imposés par les États-Unis sur toutes les importations en provenance de ce pays. L’amélioration des perspectives s’explique par le fait que l’économie chinoise, axée sur les exportations, est moins sensible aux droits de douane américains qu’auparavant. Seulement 16 % des exportations de la Chine sont destinées à l’Amérique du Nord, et seulement 2,4 % de la production totale de la Chine est directement consommée par des Américains. En 2025, la croissance des bénéfices devrait représenter l’un des principaux moteurs de rendement des actions de marchés émergents. Il existe trois facteurs structurels et cycliques clés pour un changement dans la croissance du bénéfice par action (BPA) sur les marchés émergents : le rebond du rendement des capitaux propres (RCP) en Chine, l’assouplissement des politiques monétaires, et la poursuite d’investissements importants à l’échelle mondiale dans la technologie, étant donné qu’une grande partie de la chaîne de valeur se trouve dans les marchés émergents.
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