Canada
Les droits de douane imposés par les États-Unis sur les principaux biens exportés du Canada, notamment les produits énergétiques, l’aluminium et l’acier, ont commencé à freiner la croissance économique du pays, les derniers chiffres sur le PIB et sur l’emploi faisant état de contractions significatives. L’incertitude créée par la refonte de la structure de l’économie mondiale a également une incidence négative à l’échelle mondiale, réduisant encore davantage la demande pour les exportations canadiennes. Alors que le gouvernement collabore avec le secteur privé pour mettre en œuvre des projets d’infrastructure en vue de stimuler l’activité économique et de bâtir une économie plus solide au fil du temps, les entreprises et les consommateurs diminuent leurs dépenses. Une telle situation contribue à expliquer la croissance négative du PIB au deuxième trimestre. Compte tenu de l’orientation à la baisse de plusieurs autres indicateurs économiques, une récession pourrait se profiler (c.-à-d. au moins deux trimestres consécutifs de recul du PIB) si la tendance se poursuit au début et tout au long du troisième trimestre. Malgré le ralentissement de l’économie, le principal indice boursier du pays, l’indice composé S&P/TSX, continue de battre des records. Depuis le début de l’année, les secteurs de la finance (p. ex., banques), des matières (p. ex., or, argent, uranium) et de la technologie de l’information sont ceux qui enregistrent les meilleurs résultats.
États-Unis
L’économie a commencé à montrer des signes évidents de ralentissement, alourdie par l'impact des droits de douane sur le commerce international et de l’incertitude générale créée par les politiques économiques souvent déroutantes et erratiques de l’administration Trump. Les chiffres du PIB et de l’emploi indiquent une nette décélération au cours des derniers mois. Les mesures anti-immigration nuisent également aux chiffres de l’emploi, qui stagnent depuis peu. Les stocks constitués par anticipation en début d’année avant l’entrée en vigueur des droits de douane étant largement écoulés, les entreprises supportent désormais l’intégralité des coûts liés aux droits de douane. Cette situation entraîne également une hausse de l’inflation, ce qui crée des conditions de plus en plus stagflationnistes (c.-à-d., une croissance faible ou négative conjuguée à une inflation élevée ou croissante). Le président Donald Trump, par ses récentes attaques verbales à l’encontre des décisions du président de la Réserve fédérale américaine Jay Powell, ses efforts pour évincer Lisa Cook de son poste de gouverneure de la Fed et son limogeage de la directrice du Bureau of Labor Statistics, a miné la confiance dans la stabilité du pays et la position dominante des États-Unis sur les marchés financiers. En dépit de ces nombreux défis, les marchés boursiers américains ont fortement progressé au troisième trimestre, atteignant des sommets records. Ces résultats sont principalement attribuables au thème de l’IA et à l’assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale, laquelle a diminué son taux directeur de 0,25 % en septembre et devrait procéder à deux autres baisses d’ici la fin de l’année.
Europe
En 2025, la croissance demeure anémique dans cette région et le FMI prévoit une croissance annuelle du PIB inférieure à 1 %. L’économie de la région a souffert de l’incertitude suscitée par les droits de douane et la politique commerciale des États-Unis, et du ralentissement généralisé de la demande à l’échelle mondiale. Même les plus grandes économies de la région, comme la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, devraient seulement annoncer une croissance faible cette année et des prévisions de croissance d’un peu plus de 1 % en 2026. Avec la nouvelle chute du gouvernement en France au début de septembre, l’incertitude contribue à la flambée des taux des obligations d’État françaises. Le récent virage de l’Allemagne vers une politique de relance budgétaire ranime les espoirs d’un retour prochain de la croissance, mais l’effet des dépenses envisagées ne devrait se faire ressentir qu’à compter de 2026. Toutefois, malgré un contexte difficile, si les données macroéconomiques peuvent se maintenir dans les mois à venir et si les « accords commerciaux » conclus avec l’administration Trump contribuent à réduire l’incertitude qui pèse sur la région, les rendements des actions européennes devraient demeurer solides jusqu’à la fin de l’année 2025 et peut-être même en 2026.
Marchés émergents
La plupart des actions de marchés émergents (ME) se sont nettement redressées après les ventes massives qui ont suivi la décision du président américain Donald Trump d’imposer au début d’avril des droits de douane mondiaux généralisés. Au cours de l’année s’achevant le 30 septembre 2025, l’indice MSCI Emerging Markets a gagné plus de 20 % (en dollars US). Ce rebond s’est produit après que Donald Trump a suspendu l’application de ses droits de douane et réduit les taux de certains pays. Le dollar américain a perdu environ 10 % de sa valeur cette année et pourrait à nouveau se déprécier, car l’indice du dollar demeure surévalué d’environ 20 % en termes de parité de pouvoir d’achat. La dépréciation du dollar américain a contribué aux bons résultats récents, et l’histoire nous enseigne qu’un recul supplémentaire du billet vert serait favorable aux actions de marchés émergents. Les valorisations ne sont plus aussi intéressantes qu’elles l’étaient plus tôt cette année. Il faudra donc que la croissance des bénéfices s’améliore au cours des prochaines années pour que les rendements se maintiennent.
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