Commentaire financier mensuel - Juin 2023

June 07, 2023 | Félix Veilleux


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Il est difficile d’y croire, mais le premier semestre de l’année est déjà arrivé à sa fin. Malgré les turbulences, on pourrait dire qu’il a été relativement calme par rapport à la même période de l’année précédente. Les taux d’intérêt continuent d’augmenter, mais dans une moindre mesure que l’année dernière. Le taux d’inflation décélère au lieu de s’accélérer. De plus, les économies se sont montrées résilientes. Dans l’ensemble, elles ont continué à croître, contrairement aux prévisions de l’année passée à la même époque. Nous vous présentons ci-dessous quelques points à retenir sur les résultats de l’année jusqu’à présent, ainsi que nos réflexions pour l’avenir. Nous fournissons aussi un résumé de nos « perspectives de milieu d’année », qui viennent tout juste d’être publiées.

Les actions et les obligations mondiales sont en hausse depuis le début de l’année, même si les taux d’intérêt inquiètent presque tout le monde. Dans certains cas, les rendements ont été modestes. Par exemple, les obligations mondiales et les actions canadiennes ont progressé de quelques points de pourcentage. Dans d’autres cas, comme celui des actions internationales, les gains sont plus importants. Le marché boursier américain a semblé solide. Pourtant, sous la surface, ses gains ont été moins attrayants. En effet, le secteur de la technologie a eu une incidence démesurée, en particulier une poignée de grandes marques y ont contribué. À certains égards, cette situation n’est pas surprenante, car certains de ces titres ont été à l’origine de la majeure partie de la baisse du marché boursier américain l’année dernière. Quoi qu’il en soit, les investisseurs ont sans aucun doute vécu une expérience de placement plus agréable jusqu’à maintenant en 2023.

L’équipe des placements mondiaux de notre société produit régulièrement du contenu judicieux pour nous aider à réfléchir à l’avenir et à évaluer la position des portefeuilles de nos clients. Elle a récemment publié ses perspectives de milieu d’année, dans lesquelles elle a examiné la remontée des prix des actifs depuis les creux de l’an dernier. Elle a reconnu que ces tendances pourraient se poursuivre à court terme, mais elle a aussi souligné que de plus en plus d’indicateurs économiques annonçaient des temps plus difficiles. L’équipe demeure d’avis que les investisseurs doivent agir avec prudence et s’assurer qu’ils sont en mesure d’affronter une conjoncture plus difficile à l’avenir.

Nous partageons ce point de vue dans son ensemble, car nous croyons que les nombreuses hausses de taux de l’année dernière finiront par peser sur les consommateurs et les entreprises. Au cours de l’année écoulée, nous avons pris des mesures dans les portefeuilles de nos clients. Nous sommes ainsi convaincus de leur capacité à faire face à tout ce que l’avenir réserve. Nous avons apporté des améliorations : réévaluation de la qualité des titres détenus dans nos portefeuilles, du rendement et de la croissance des dividendes, et de la répartition sectorielle, par exemple. Les ajustements les plus importants ont porté sur les titres à revenu fixe, où les obligations sont redevenues un outil pratique pour aider nos clients et leurs portefeuilles. Aujourd’hui, on peut tirer des revenus des obligations beaucoup plus intéressants qu’il y a des années, et les rendements sont supérieurs de plusieurs centaines de points de base, voire de quelques pourcentages. De plus, alors que l’inflation reste un facteur de risque, nous avons la conviction que les obligations peuvent offrir de nouveau une diversification et une protection à nos portefeuilles au cas où la conjoncture économique se dégraderait.

Nous profitons de cette occasion pour vous souhaiter un été formidable à vous et vos proches et d’en profiter pleinement. Nous continuerons de vous fournir des mises à jour, comme nous le faisons habituellement.

N’hésitez pas à communiquer avec nous si vous avez des questions.

Le dollar américain perdra-t-il son attrait mondial et sera-t-il remplacé par une autre monnaie ?

Avec tout ce qui se passe localement ainsi qu’à l’étranger, il est intéressant de se demander si le tout puissant dollar américain pourra être un jour dépourvu de son importance. Ci-dessous un résumé traduit des commentaires de Janet Yellen, secrétaire au Trésor américain, à l'issue de la réunion des Eurogroup Finance Ministers.

« Une manière naturelle de se diversifier » : Janet Yellen déclare désormais que les Américains doivent s'attendre à un déclin du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale - qu'en est-il vraiment et comment s'y préparer ? Ne vous attendez pas à ce que le billet vert rebondisse.

La part du dollar américain dans les réserves mondiales a baissé de 8 % en 2022, ce qui amène certains à se demander si les jours de domination du dollar ne sont pas révolus.

La secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a donné son avis sur la question de la "dédollarisation" lors d'une audition au Congrès mardi, déclarant qu'il n'existe actuellement aucune monnaie susceptible de supplanter le billet vert.

Alors que les sanctions américaines et la politique étrangère des États-Unis ont suscité une réaction négative de la part de la Chine, de la Russie et d'autres pays importants, qui souhaitent détrôner le dollar, Mme Yellen reste persuadée qu'"il ne sera pas facile pour un pays de trouver un moyen de contourner le dollar".

Elle a toutefois prévenu que la part du dollar dans les réserves mondiales pourrait continuer à diminuer, les pays cherchant à se "diversifier".

Impact des sanctions américaines

La domination du dollar sur le commerce mondial et les flux de capitaux remonte à au moins 80 ans, non seulement parce que les États-Unis sont la première économie du monde, mais aussi parce que le prix du pétrole et d'autres produits de base est fixé en billets verts.

Toutefois, les événements récents - notamment les hausses de taux agressives de la Fed pour endiguer l'inflation nationale, la guerre commerciale avec la Chine et les sanctions américaines appliquées après l'invasion de l'Ukraine par la Russie - ont incité davantage de pays à demander que les échanges commerciaux se fassent dans d'autres monnaies que le dollar américain, ce qui a eu pour effet d'accroître la dépendance à l'égard du dollar américain.

Lors du 14e sommet des BRICS l'année dernière, le président russe Vladimir Putin a annoncé des mesures visant à créer une nouvelle "norme monétaire internationale". Entre-temps, la Chine a exhorté les producteurs de pétrole et les principaux exportateurs à accepter le yuan comme moyen de paiement, et l'Arabie saoudite, grand exportateur de pétrole, s'est déclarée "ouverte" à l'idée d'échanger d'autres monnaies.

Même des alliés de longue date, comme la France, ont effectué des transactions en devises autres que le dollar depuis que les États-Unis ont renforcé leurs sanctions. En avril, le président français Emmanuel Macron a déclaré que l'Europe devait réduire sa dépendance à l'égard du dollar américain afin de conserver son "autonomie stratégique" et d'éviter de devenir "vassale" (subordonnée) des États-Unis.

Interrogée sur l'impact de ces tendances devant la commission des services financiers de la Chambre des représentants, Mme Yellen a admis que les sanctions américaines avaient incité certains pays à chercher d'autres devises, mais elle est restée catégorique sur le fait que le billet vert resterait dominant.

"Le dollar joue le rôle qui est le sien dans le système financier mondial pour de très bonnes raisons qu'aucun autre pays n'est en mesure de reproduire, y compris la Chine", a-t-elle déclaré. "Nous disposons de marchés financiers ouverts, liquides et profonds, d'un État de droit fort et d'une absence de contrôle des capitaux qu'aucun pays n'est en mesure de reproduire.

Faits saillants – Le saviez-vous?

17.18…

C'est la température moyenne de la planète en degrés Celsius mardi le 4 juillet , la journée la plus chaude depuis au moins 1979, selon les données américaines. Alors que le changement climatique et le phénomène El Niño se conjuguent pour faire grimper les températures en flèche, certains scientifiques estiment que le 4 juillet pourrait avoir été l'une des journées les plus chaudes sur Terre depuis environ 125 000 ans.