Bonjour chers clients,
Les craintes au sujet du secteur bancaire soulevées au début de mars s’étant apaisées, pour l’instant, la volatilité demeure relativement faible. Dans cette optique, il est normal que certains enjeux fondamentaux qui avaient monopolisé l’attention au cours de la dernière année reviennent à l’avant-plan. La principale de ces questions est l’inflation. Nous examinons ci-dessous de plus près la situation actuelle et ce que nous prévoyons pour l’avenir.
L’inflation fait partie intégrante de toute économie en croissance et en bon état de fonctionnement. Les taux d’inflation ont tendance à varier dans le temps, bien que la Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine aient pour objectif de les maintenir à long terme aux alentours de 2 %. Par exemple, le changement annuel de l’indice des prix à la consommation (IPC) dans les deux pays a oscillé entre 1 % et 3 % ces 25 dernières années. Il y a eu quelques exceptions avant et après les récessions, lorsque l’inflation a considérablement fléchi pour ensuite rebondir avec la reprise de la croissance. Tout cela a changé assez radicalement en 2020 lors de la réouverture de l’économie mondiale, après les fermetures dues à la pandémie. À leur sommet l’an dernier, les taux d’inflation en Amérique du Nord ont dépassé 8 %. Les pressions exercées sur les prix ont entraîné une réévaluation du prix de la plupart des actifs. Elles ont aussi mené à l’un des resserrements de taux d’intérêt les plus agressifs et les plus synchronisés jamais entrepris par les banques centrales.
Heureusement, on constate des progrès notables en ce qui concerne le recul de l’inflation depuis un an. À titre d’exemple, les chiffres les plus récents de l’inflation globale au Canada et aux États-Unis étaient respectivement de 5,2 % et de 5,0 %. Précisons que ces données sont encore élevées par rapport aux moyennes historiques et s’éloignent des cibles fixées par les deux banques centrales. Néanmoins, la situation s’est améliorée et nous sommes clairement passés d’une période d’inflation « élevée et croissante » à une période où l’inflation est « élevée mais décroissante ». Cette évolution subtile s’est traduite dernièrement par des rendements plus stables dans toutes les catégories d’actifs, ce qui explique en grande partie pourquoi les investisseurs ont été plus récompensés cette année jusqu’à présent qu’en 2022.
Comme d’habitude, certaines nuances méritent d’être prises en considération. Selon les données les plus récentes sur l’inflation aux États-Unis, alors que les pressions généralisées sur les prix s’atténuent, certaines catégories diminuent moins ou continuent d’augmenter. Par exemple, l’inflation de base, qui exclut des catégories telles que l’alimentation et l’énergie, a enregistré une légère hausse (5,6 %) par rapport au mois précédent. En outre, l’inflation des services, qui comprend des catégories comme le loyer, les soins médicaux, les billets d’avion et l’assurance automobile, n’a pas encore véritablement reculé et reste élevée (à peine plus de 7 %).
Les pressions présentées ci-dessus expliquent pourquoi la Réserve fédérale américaine à relever de nouveau les taux d’intérêt lors de sa réunion du 3 mai. D’après le procès-verbal de sa réunion de mars, elle avait l’intention d’augmenter les taux de 0,5 %, mais s’est finalement montrée plus prudente en raison de certains signes de stress dans le secteur bancaire et y est allé d’une augmentation de 0,25 %. La Banque du Canada a adopté un ton similaire, bien qu’elle ait maintenu son taux directeur. Elle a laissé entendre que si des progrès ont été accomplis, l’économie a été plus vigoureuse que prévu, et que la banque pourrait avoir besoin de plus de temps, voire prendre d’autres mesures, pour ramener l’inflation à un niveau proche de ses cibles. Il est intéressant de noter que les marchés continuent de croire que les taux d’intérêt pourraient baisser durant le deuxième semestre de l’année.
En conclusion, les tendances de l’inflation se sont améliorées et pourraient demeurer sur la bonne voie, car le resserrement des conditions financières fait diminuer les prix des biens et des services au fil du temps. Ce scénario devrait favoriser les cours des actions et des obligations. Un autre problème devrait toutefois se poser à un moment donné, sous la forme d’une récession et du risque pour la croissance, les bénéfices des entreprises et les cours des actions. Malgré tout, ce défi est sans doute plus facile à gérer pour les banques centrales et les investisseurs, et nous continuons à nous y préparer.
Revue trimestrielle de nos portefeuilles
PAG A+ Canadian Core Portfolio
Performance
Le portefeuille de base canadien PAG A+ a généré un rendement total de 4,93 % au premier trimestre 2023, surperformant l'indice composé S&P/TSX de 38 points de base. La performance relative des secteurs de l'industriel, de la consommation de base et de la technologie de l'information a été le principal moteur de la surperformance du portefeuille par rapport à l'indice de référence au cours du trimestre.
Changements
Réduction de Cenovus Energy inc. $CVE
Augmentation de Suncor Energy Inc. $SU
Consolidation de Brookfield Gestion d’actifs $BAM dans sa société mère, Brookfield Corporation $BN
Madison Investment Advisors US Large Cap Core
Performance
Le portefeuille Madison Investment Advisors US Large Cap Core a généré un rendement total de 6,50 % au premier trimestre 2023, sous-performant l’indice S&P500 de 96 points de base.
Changements
Ajout de Charles Schwab Corp SCHW ( société de courtage /financial sector )
Vente de Black Knight BKI ( Technology sector )
Walter Scott & Partners International Equity ADR
Performance
Le portefeuille Walter Scott & Partners International Equity ADR a généré un rendement total de 12,45 % au premier trimestre 2023, surperformant l’indice MSCI EAFE de 398 points de base.
Changements
Addition de Amadeus IT Group – ADR $AMADY
Réduction de Christian Hansen – ADR $CHYHY
Réduction de Novo Nordisk – ADR $NVO
Réduction de Novozymes – ADR $NVZMY
Un rappel important
Avec l’incertitude qui règne dans les marchés depuis les derniers mois, il peut être tentant de rester sur les lignes de côtés et d’attendre le « bon moment » pour se réinvestir dans le marché. On oublie cependant que ce retrait vers des liquidités à un coût et il peut être plus élevé qu’on l’imagine…

L’article suivant résume bien ce phénomène : Les coûts cachés de la détention excessive de liquidités (rbcgam.com)
Article intéressant à lire!
De plus en plus présente dans nos vies, l’intelligence artificielle est un devenu un sujet d’actualité. Le journal Les Affaires a écrit un article très intéressant qui résume bien les différents avantages et inconvénients de cette technologie (plus particulière d’OpenAi et de son chatbot ChatGPT) ainsi que sur les changements qu’elle apporte déjà dans nos vies.
ChatGPT: quels seront les effets de cette technologie sur notre économie? | LesAffaires.com
Vous retrouverez en pièce jointe la feuille de pointage des marchés pour le mois d’avril.
Je vous souhaite, au nom de toute l’équipe, un excellent mois de mai!
N’hésitez pas à communiquer avec nous si vous avez des questions.